Les temps sont durs pour les princesses.
Des rêves de passions impossibles, de tentations irrésistibles,
de plus belle, de seule et unique
d'amour profond et instantanné,
de baiser qui scelle l'engagement
dans un fondu au noir qui ouvre le coeur
Le corps donné haletant, glissant
les yeux au plus loin du regard flou d'une vie d'amour
De tragédies qui nous séparent mais de sentiments qui arrête le temps
De ta beauté puissante et renversante
qui donne le courage de t'attendre
Des larmes que je verse pour toi sans remord
de l'absolu bonheur de voir ton trouble
de croire à tout, d'abondonner protections et barrières
d'un seul coup, sans preuve
Liberté et pureté, rimant avec extase
et tes cheveux noirs férocement sauvage
Ma déconfiture a un goût de fruit
je me baigne dans le sang des framboises
et je respire ta tendresse partout
Mon amour est libre et sans attentes
il coûte tout ce que j'ai
mais vaut tout l'univers
c'est le deal du siècle
la déconfiture aux fruits
parce que l'amour, je le goûte même
si ton fantôme me fait mourir
Mes formes sont à donner
et mon coeur a des formes pulpeuses
et ça déborde
et ça fait peur
c'est le seul moyen que j'ai
J'aime trop, soite
j'aime trop, c'est vrai
Je suis la première à souffrir
Mais sur le chemin de ma déconfiture aux bleuets
j'ai rempli ma coupe
et les petits fruits sont la récompense de m'être penché sur toi
de t'avoir tout donné des milliers de fois
et oui j'attendais
mais je donnais quand même
Je n'attends plus car je n'aurai jamais tout donné
et ceux qui m'ont tout pris n'ont plus rien
et moi, ma coupe de feu déborde toujours
mes seins vers le soleil
je suis nue dans ma déconfiture aux fruits et je goûte le vrai bonheur
celui d'avoir reçu
un coeur de perles et de diamantsi
l n'y a pas de compromis
j'aime trop, soite
j'aime trop, c'est vrai
et ce n'est jamais fini
et les diamants sont pesants
je t'aime
mercredi 25 mars 2009
vendredi 6 mars 2009
Je suis le monde
Mon beau garçon est dans sa phase d'oedipe. Il rêve qu'il est un adulte et qu'on se marie lui et moi et qu'on a des chats et des chiens et qu'on est tous des magiciens. Il vient de sortir de sa phase intense du pourquoi! Même si dans son cas, c'était le «comment ça»!
Moi, je me demande quand je vais revoir mon nouvel ami qui me plaît et j'ai des papillons. Je rêve d'un premier baiser, j'ai 31 ans et je suis toujours romantique. Je vis ma vie avec passion et engagement.
Cet engagement m'a mené à me porter à le défense des exclus plus d'une fois. Je me suis penchée sur des façons de réveiller le coeur endormi d'une majorité confortable. Je fais du cinéma, des documentaires. J'essaie de susciter des réflexions.
J'ai été invitée à la conférence de presse sur le 4e Festival des Films sur les Droits de la Personne de Montréal grâce à ma chronique à l'émission Les contes à rendre à CHOQ fm les jeudi à 18h30. Je trippais, ça m'intéresse beaucoup. J'ai eu l'honneur de parler avec André Paradis d'Amnistie Internationale et je lui ai demandé de m'envoyer des documents sur la perte des droits civiques et le retour de la torture depuis le 11 septembre. J'étais curieuse de savoir concrètement; pas juste dire gratuitement que Bush est un bandit.
J'ai lu tout ça, médusée, interdite. Que les États-Unis fournissent des armes illégales à Israël et en Palestine, que le Canada est impliqué. Que des documents d'enquête disparraissent, que la torture dont on s'est servie est illégale et contrevient aux droits de la personne contenus dans la déclaration et adoptée par les mêmes pays qui la violent aujourd'hui. Que l'impunité est un scandale. Que ceux qui souffrent concrètement des attaques terroristes sont les mêmes qui souffrent aussi des mesures anti-terroristes. Bush est un bandit, maintenant, je le sais. Et il est tranquillement en train de jouir de sa vie.
J'ai vu le film Philippines: une guerre contre le peuple de Marie Boti et Malcolm Guy et j'ai eu le bonheur de les rencontrer pour la radio. Là-bas, des gens pacifiquement regroupés sont assassinés en plein jour par le gouvernement, appuyé par les États-Unis.
J'ai beaucoup de peine. Je regarde ici, dans l'autobus, dans Hochelaga et je vois des couples dans lesquels l'homme intimide sa femme en public, lui dit où s'asseoir, ou regarder. Je me demande comment ça peut être en privé.
Je regarde le scandale de la Caisse de dépôt à la télé et je ne peux que constater avec quelle facilité on fait rire de soi. Je sais que la crise économique est un rideau opaque pour cacher des scandales dont on n'a pas idée. Je sais qu'il y a de la censure dans les médias. Je dirais que je suis de plus en plus convaincue que je veux consacrer le reste de ma vie à me battre (toutes les cause humanitaires sont bonnes) et apprendre à mon fils à vivre selon des valeurs humaines où le respect de l'être humain est à la base des décisions. le respect de la vie et de l'environnement qui nous donne cette vie.
Je ne veux pas tomber dans le piège de dire que je ne crois plus à la politique et tout simplement ne pas voter. Je veux agir concrètement contre le courant capitaliste, la mondialisation, la globalisation des marchés, la violation des droits de la personne, l'intimidation sous toutes ses formes, la haine, l'intolérance. Je me demande ce que je pourrais faire d'autre et continuer à espérer mon premier baiser, tranquillement. Élever mon fils dans une matrice d'illusions confortables quand tant de ses frères et soeurs n'ont pas le loisir d'avoir des préoccupations d'enfant.
Il y a le Festival des films sur les droits de la personne de Montréal du 12 au 22 mars (www.ffdpm.com) auquel je vous convie. Il faut ouvrir les yeux et ne plus jamais accepter la plus petite violation de nos droits.
Je vais tomber au chômage la semaine prochaine parce que j'ai choisi de développer mes projets personnels au lieu de servir le dieu profit pour d'autres. Et ma foi, j'ai des inquiétudes. Je me dis: est-ce que je vais pouvoir encore me payer Internet, la télé, le téléphone, mon loyer, l'épicerie pour un poussin en croissance fulgurante?
Puis, un fait m'a frappé: même au chômage cette année, je vais recevoir plus de revenu que plusieurs de mes frères et soeurs qui travaillent dans des conditions absurdes, parce que j'ai coordonné des demandes de clients insignifiants pour passer leur message de vente à la télévision, pour des milliers de dollars nous emplir les yeux et la tête de contenu affreusement insencé, de gadgets, de concepts, de conneries impossibles? Aie-je mérité de vivre dans une quiétude rare si on parle à l'échelle planétaire, à cause de cela? Certainement pas en m'abaissant à satisfaire les demandes exigeantes de mes collègues, en rampant devant leurs impératifs. Peut-être aie-je cette chance parce que je suis née au bon endroit. Alors comment pourrais-je me valoriser avec cette prémisse aussi vide qu'injuste?
Le confort est mon ennemi désormais parce qu'il nous tient dans l'innaction. Le confort est un scandale parce qu'il laisse mourir des enfants malades qui n'ont pas accès à des soins essentiels.
Ceux qui cherchent un sens à leur vie en accumulant des biens ne sont pas mes amis. Je ne suis plus tolérante envers l'inaction et l'aveuglement volontaire.
Changer le monde, c'est se changer soi, je suis le monde.
Moi, je me demande quand je vais revoir mon nouvel ami qui me plaît et j'ai des papillons. Je rêve d'un premier baiser, j'ai 31 ans et je suis toujours romantique. Je vis ma vie avec passion et engagement.
Cet engagement m'a mené à me porter à le défense des exclus plus d'une fois. Je me suis penchée sur des façons de réveiller le coeur endormi d'une majorité confortable. Je fais du cinéma, des documentaires. J'essaie de susciter des réflexions.
J'ai été invitée à la conférence de presse sur le 4e Festival des Films sur les Droits de la Personne de Montréal grâce à ma chronique à l'émission Les contes à rendre à CHOQ fm les jeudi à 18h30. Je trippais, ça m'intéresse beaucoup. J'ai eu l'honneur de parler avec André Paradis d'Amnistie Internationale et je lui ai demandé de m'envoyer des documents sur la perte des droits civiques et le retour de la torture depuis le 11 septembre. J'étais curieuse de savoir concrètement; pas juste dire gratuitement que Bush est un bandit.
J'ai lu tout ça, médusée, interdite. Que les États-Unis fournissent des armes illégales à Israël et en Palestine, que le Canada est impliqué. Que des documents d'enquête disparraissent, que la torture dont on s'est servie est illégale et contrevient aux droits de la personne contenus dans la déclaration et adoptée par les mêmes pays qui la violent aujourd'hui. Que l'impunité est un scandale. Que ceux qui souffrent concrètement des attaques terroristes sont les mêmes qui souffrent aussi des mesures anti-terroristes. Bush est un bandit, maintenant, je le sais. Et il est tranquillement en train de jouir de sa vie.
J'ai vu le film Philippines: une guerre contre le peuple de Marie Boti et Malcolm Guy et j'ai eu le bonheur de les rencontrer pour la radio. Là-bas, des gens pacifiquement regroupés sont assassinés en plein jour par le gouvernement, appuyé par les États-Unis.
J'ai beaucoup de peine. Je regarde ici, dans l'autobus, dans Hochelaga et je vois des couples dans lesquels l'homme intimide sa femme en public, lui dit où s'asseoir, ou regarder. Je me demande comment ça peut être en privé.
Je regarde le scandale de la Caisse de dépôt à la télé et je ne peux que constater avec quelle facilité on fait rire de soi. Je sais que la crise économique est un rideau opaque pour cacher des scandales dont on n'a pas idée. Je sais qu'il y a de la censure dans les médias. Je dirais que je suis de plus en plus convaincue que je veux consacrer le reste de ma vie à me battre (toutes les cause humanitaires sont bonnes) et apprendre à mon fils à vivre selon des valeurs humaines où le respect de l'être humain est à la base des décisions. le respect de la vie et de l'environnement qui nous donne cette vie.
Je ne veux pas tomber dans le piège de dire que je ne crois plus à la politique et tout simplement ne pas voter. Je veux agir concrètement contre le courant capitaliste, la mondialisation, la globalisation des marchés, la violation des droits de la personne, l'intimidation sous toutes ses formes, la haine, l'intolérance. Je me demande ce que je pourrais faire d'autre et continuer à espérer mon premier baiser, tranquillement. Élever mon fils dans une matrice d'illusions confortables quand tant de ses frères et soeurs n'ont pas le loisir d'avoir des préoccupations d'enfant.
Il y a le Festival des films sur les droits de la personne de Montréal du 12 au 22 mars (www.ffdpm.com) auquel je vous convie. Il faut ouvrir les yeux et ne plus jamais accepter la plus petite violation de nos droits.
Je vais tomber au chômage la semaine prochaine parce que j'ai choisi de développer mes projets personnels au lieu de servir le dieu profit pour d'autres. Et ma foi, j'ai des inquiétudes. Je me dis: est-ce que je vais pouvoir encore me payer Internet, la télé, le téléphone, mon loyer, l'épicerie pour un poussin en croissance fulgurante?
Puis, un fait m'a frappé: même au chômage cette année, je vais recevoir plus de revenu que plusieurs de mes frères et soeurs qui travaillent dans des conditions absurdes, parce que j'ai coordonné des demandes de clients insignifiants pour passer leur message de vente à la télévision, pour des milliers de dollars nous emplir les yeux et la tête de contenu affreusement insencé, de gadgets, de concepts, de conneries impossibles? Aie-je mérité de vivre dans une quiétude rare si on parle à l'échelle planétaire, à cause de cela? Certainement pas en m'abaissant à satisfaire les demandes exigeantes de mes collègues, en rampant devant leurs impératifs. Peut-être aie-je cette chance parce que je suis née au bon endroit. Alors comment pourrais-je me valoriser avec cette prémisse aussi vide qu'injuste?
Le confort est mon ennemi désormais parce qu'il nous tient dans l'innaction. Le confort est un scandale parce qu'il laisse mourir des enfants malades qui n'ont pas accès à des soins essentiels.
Ceux qui cherchent un sens à leur vie en accumulant des biens ne sont pas mes amis. Je ne suis plus tolérante envers l'inaction et l'aveuglement volontaire.
Changer le monde, c'est se changer soi, je suis le monde.
dimanche 1 mars 2009
Avant les mains
des baisers de larmes
tu passes
tu te penches
à la source
prend ton doirt fragile
Explose-moi désespoir!
Humide et étourdie
c'Est une danse mon bébé
doux, tout doux
magie berçante
j'ai soif!
La lune est mûre
c'est ton chemin
et ton souffle
Laisse-moi mes chaînes
je suis loin!
Découd-moi
Sent ça!
C'est l'intérieur de la dérive de mon coeur!
Épiderme en rêves sensibles
Désir pur
Tes yeux partout
je disparrais dans ton frisson
de vent brûlant
d'éclairs en crème
Sous l'emprise
des flammes de mes lèvres
goût d'esclave
plus près encore
ta peau qui hurle
Ahouououou!!!
Caresses toutes pleines
de plaisirs beaux
ça tremble de peur
c'Est mon appel
et coulée de miel
La pluie des touchés inquiets
la nuit qui parle tout bas
faible, sucrée
dans une brise de joies vicieuses
en forme, collées
des orteils de trop
rassurants égarements
perdue ben raide!
Un besoin d'oubli
tiens-moi dans ta tortue
des promesses ocillantes
des chants cachés
des mots de chaleur
un partage qui brille
désert de feu
offense du corps
t'es un soleil
c'Est une romance
ose un peu plus
éclot, réchauffe
j'ai les preuves de ma fièvre
pas de paresse
une musique
scintillement de tes bijoux
Mon amant-réveil
Dur, frais et cher maintenant
Ta semance d'amour
éclate dans mes secrets
Révéler des montagnes d'abondance
Abreuvé au bonheur
en ruisseauxe
n mensonge échange
en paix salive
salée, vivant
qui fini dans un cri étouffant
Caverne intime
nectar, rosée
Étoiles filantes
feux d'artifices
Pétillements des doigts aux pieds
fermer les paupières
goûter, peut-être
Sensuel éternel
consommé
en liens calmes
et odeurs d'attachement
mais toutes les traces s'effacent
petits soldats morts au combat
et volupté
dans mon ventre reste un mystère parfait
des baisers de larmes
tu passes
tu te penches
à la source
prend ton doirt fragile
Explose-moi désespoir!
Humide et étourdie
c'Est une danse mon bébé
doux, tout doux
magie berçante
j'ai soif!
La lune est mûre
c'est ton chemin
et ton souffle
Laisse-moi mes chaînes
je suis loin!
Découd-moi
Sent ça!
C'est l'intérieur de la dérive de mon coeur!
Épiderme en rêves sensibles
Désir pur
Tes yeux partout
je disparrais dans ton frisson
de vent brûlant
d'éclairs en crème
Sous l'emprise
des flammes de mes lèvres
goût d'esclave
plus près encore
ta peau qui hurle
Ahouououou!!!
Caresses toutes pleines
de plaisirs beaux
ça tremble de peur
c'Est mon appel
et coulée de miel
La pluie des touchés inquiets
la nuit qui parle tout bas
faible, sucrée
dans une brise de joies vicieuses
en forme, collées
des orteils de trop
rassurants égarements
perdue ben raide!
Un besoin d'oubli
tiens-moi dans ta tortue
des promesses ocillantes
des chants cachés
des mots de chaleur
un partage qui brille
désert de feu
offense du corps
t'es un soleil
c'Est une romance
ose un peu plus
éclot, réchauffe
j'ai les preuves de ma fièvre
pas de paresse
une musique
scintillement de tes bijoux
Mon amant-réveil
Dur, frais et cher maintenant
Ta semance d'amour
éclate dans mes secrets
Révéler des montagnes d'abondance
Abreuvé au bonheur
en ruisseauxe
n mensonge échange
en paix salive
salée, vivant
qui fini dans un cri étouffant
Caverne intime
nectar, rosée
Étoiles filantes
feux d'artifices
Pétillements des doigts aux pieds
fermer les paupières
goûter, peut-être
Sensuel éternel
consommé
en liens calmes
et odeurs d'attachement
mais toutes les traces s'effacent
petits soldats morts au combat
et volupté
dans mon ventre reste un mystère parfait
vendredi 20 février 2009
Pendant ce temps, chez les Conservateurs...
J’ai eu un sourire en coin en tombant sur cet article de Cyberpresse :
Le gouvernement se dissocie des propos controversés d'un député
La Presse Canadienne
OttawaLa députée Josée Verner et le bureau du ministre du Patrimoine, James Moore, ont tenté de réparer les pots cassés par le député conservateur Daniel Petit, qui a affirmé que son parti n'était pas «copain-copain avec les artistes».
Le député de la région de Québec a fait cette déclaration pour justifier l'absence de tout député conservateur au rassemblement «Québec horizon culture» cette semaine. En entrevue au quotidien Le Soleil, M. Petit a également soutenu que les sommes injectées dans la culture permettaient aux artistes de «distraire» les Canadiens.
Alors que les conservateurs tentent de redorer leur blason en ce qui a trait à la culture, particulièrement au Québec, ces commentaires sont plutôt susceptibles de jeter de l'huile sur le feu.
Le directrice des communications du ministre Moore, Deirdra McCracken, a assuré que la prise de position du député n'était pas représentative de celle du caucus conservateur.
La ministre de la Francophonie, Josée Verner, autrefois au Patrimoine, a abondé dans le même sens vendredi, indiquant que le gouvernement souhaitait collaborer avec les artistes.
Selon la porte-parole bloquiste en matière de culture, Carole Lavallée, M. Petit a dit tout haut ce que l'ensemble des conservateurs pensent tout bas lorsqu'il s'agit des arts et de la culture.
C’est certain qu’on est obligés de leur donner le bénéfice du doute là-dessus. Surtout en regard de la mobilisation de l’automne dernier, je ne crois pas que les Conservateurs puissent se payer le luxe d’une telle déclaration. Enfin, s’ils veulent marquer des points au Québec, ils commencent à faire (très timidement) leurs devoirs...
Je vous laisse avec ma phrase du jour, la citation du député Petit, en vignette dans l’article :
«On a peut-être une façon différente d'aborder la culture, dit M. Petit. On n'est pas présents, on est plutôt des gens très pragmatiques. On augmente des budgets, mais on n'est pas tellement copain-copain avec les artistes»
mardi 3 février 2009
J'aime tout le monde
J'ai réfléchi et je me suis permis de laisser passer une journée pour exprimer mes sentiments sur l'émission de Tout le monde en parle de dimanche dernier. Je croyais utiliser la technique des journalistes dans l'affaire de Lola et Éric et prendre des pseudonymes pour parler plus généralement de ce qui m'interpelle dans toute l'histoire de Richard Martineau, de Jean-François Mercier et du bye bye, mais je vais assumer ce que j'écris. D'ailleurs, sur le plan personnel, je n'ai pas plus à cacher que sur le plan professionnel et si mon opinion intéresse une poignée de gens sur Facebook, myspace et blogspots, il a aussi attirer l'attention de l'équipe tqs qui a mis un lien sur leur site pour mon billet sur le film Polytechnique. Bien sûr c'est de la belle publicité gratuite pour le film, mais j'ai l'intime conviction que mon opinion intéresse parce qu'il est transparent, honnête et fait avec beaucoup d'engagement. Et vous comprendrez peut-être mes petits scrupules en lisant mon billet d'aujourd'hui.
Ceux qui me connaissent savent que je suis une petite comique à mes heures, j'aime provoquer. Je voudrais que les gens aient une opinion sur tout mais pas nécessairement ce qui est à la mode. Je voudrais qu'ils apprennent à analyser plus loin que ce qui est dit aux nouvelles ou dans les émissions d'informations reliées à l'actualité. Ma façon de le faire est de donner mon opinion de manière tranchée pour que ceux qui ne sont pas d'accord se lèvent et pour que ceux qui sont d'accord y pensent. Je suis une idéaliste! Même que en ce moment, suite à une chute et à cause d'une sensibilité ou comme ils disent une prédisposition, j'ai ce qu'on appelle de l'eau dans le genou. On m'a dit que psychologiquement, c'est parce que je refuserais de plier à quelque chose...il va falloir que j'aie de l'eau dans tout le corps avant que je plie, franchement, j'ai la tête dure.
Je le confesse, j'ai beaucoup jugé sans connaître dans ma vie. Je ne pourrais vous énumérer la liste des artistes, des personnalité publiques, des situations dans mon cercle social que j'ai jugés. Mea coulpa. Par contre, il faut me donner que je suis capable de changer d'idée. Et même, je l'avoue publiquement. Et je passe pour une instable.
Jean-François Mercier, je ne le connaissais pas avant de voir Les Bougons. J'ai aimé ça Les Bougons. J'ai même pleuré en l'écoutant quelques fois. C'était cru, dur, parfois vraiment stupides et pas très drôle, mais d'autres fois, touchant et profond.
Il est de même Jean-François Mercier aussi. Parfois, j'écoute ses monologues, je vais sur Youtube voir ses niaiseries et je le trouve touchant, cru, dur, stupide, mais il me brasse et même si je ne suis pas toujours d'accord avec ce qu'il dit, et encore moins avec la manière dont il le dit parce que je ne suis pas certaine que tout le monde comprend son vrai propos, je ne le condamne pas du tout. Je l'aime.
Toutefois, en voulant s'excuser pour avoir choquer les gens avec leur joke sur Nathalie, il a aussi fait mention du sketche sur Denis Lévesque. M. Richard Martineau, que je ne trouve pas particulièrement intéressant d'habitude, lui a raconté une petite histoire tout-à-fait saisissante sur les circonstances dans lesquelles la famille de M. Lévesque a vu l'émission et comment cela les a blessé profondément. Au lieu d'admettre que les propos étaient déplacés et peu approprié (on ne parlait pas du Doc Mailloux, dont on aurait pu rire des penchants racistes puisqu'il avait mentionné lui-même dans l'année que les noirs avaient une intelligence inférieure au blanc!!!) mais bien d'un journaliste qui avait fait une entrevue jugée mauvaise avec Paul McCartney parce que son anglais était approximatif et qu'il lui avait donné des «bines» sur le bras.
Bon.
Je vois pas vraiment le rapport.
Et puis, au lieu d'admettre que leur blague était ratée, il en a rajouté, en mentionnant dans la plus grande mauvaise foi une entrevue réalisée par le même monsieur dans lequel il aurait demandé à un transboy s'il en aurait voulu une plus grosse lors de son opération le transformant en gars pour de bon. Selon M. Mercier, il lui aurait posé cette question suite à l'explication du jeune homme sur l'endroit où ils prélevaient la peau pour créer un organe sexuel masculin de toutes pièces et cela justifiait le mépris avec lequel ils l'ont imité.
J'ai vu l'émission en question. Le jeune homme a donné une entrevue généreuse dans laquelle il a livré ce qu'il a vécu. Denis Lévesque ne lui a jamais manqué de respect et lorsqu'il lui a demandé s'il en aurait voulu une plus grosse, c'était parce que le jeune homme (Alexis) avait mentionné qu'ils lui avaient fabriqué un organe standard de 6 pouces et que ça rapetissait par la suite à cause de je ne sais quelle réaction après «l'installation». Est-ce que ce n'est pas légitime comme question, est-ce que ça ne montrait pas la fragilité et les difficultés ainsi que les questionnements face auxquels on peut être quand on prend une telle décision, c'est-à-dire: changer de sexe? Expliquez-moi pourquoi il n'aurait pas dû lui demander ça et ce que ça justifie dans le propos qu'ils lui ont mis dans la bouche en l'imitant?
Le public commençait à penser que la décision du gouvernement de payer les opérations de changement de sexe au Québec créerait une augmentation des demandes. M. Léveque a montré, de façon très simple, comment cette opération pouvait être éprouvante et pénible et qu'on ne pouvait pas prendre cette décision à la légère. La proximité et l'intimité qu'il a avec ses invités est réelle et il répond à des questions de personnes qui ne font peut-être pas partie de l'élite intellectuelle, mais qui ont droit à l'information eux aussi et dans une formule qu'ils comprennent et qu'ils aiment écouter. Cela ne rend pas le journaliste qui le fait un crétin. S'il ne se met pas en avantage pour avoir l'air plus intelligent que ses invités, c'est du professionnalisme. Je l'aime et j'écoute son émission. Et l'acteur François Marenda qui l'a imité était bon aussi, s'il avait dit des choses intelligentes, ça aurait été drôle. Je l'aime lui aussi.
En plus, j'ai écouté l'entrevue avec l'ex Beatles et j'ai encore moins compris pourquoi on s'acharnait sur lui finalement. L'entrevue n'était pas particulièrement bon, mais pas non plus si mauvais qu'on en rit pendant des mois. On ne peut pas dire qu'il avait le contact avec McCartney, mais on peut imaginer la situation dans laquelle il devait réaliser l'entrevue et comprendre que ce n'était pas de tout repos. En plus, il devait être heureux de rencontrer une personne qu'il admirait personnellement et je me demande qui parmi ceux qui l'ont critiqué aurait fait mieux.
Moi, j'étais ado quand Véronique Cloutier a commencé à Musique Plus, clamant qu'elle avait un bac en journalisme à l'âge de 19 ans. Ses entrevues n'étaient pas particulièrement intéressantes, au point que je me souviens très bien que moi et mes chums on souhaitait que ce soit Geneviève Borne ou Claude Rajotte qui rencontrent les groupes qu'on aimait. Sinon, on en était quitte pour se taper une entrevue de pas grand chose avec aucune question intelligente. Tout est relatif dans la vie. Véronique avait massacré l'entrevue avec Soul Asylum en 1995. Pour cette raison, je ne l'ai jamais aimé, c'est incroyable!! Mais aujourd'hui, je comprends qu'elle veut la même chose que les autres: se réaliser et être heureuse. Bon, peut-être qu'elle veut aussi beaucoup d'argent. Mais tant qu'elle reste à Paquet voleur, je l'aime elle aussi.
Richard Martineau, je ne l'aimais pas parce qu'il me semblait condescendant et parce qu'il sort avec Sophie Durocher que je n'aime pas parce que quand je l'ai rencontré, elle ne m'avait pas semblé sympathique. Ça n'a pas de fin ma foi!! Je ne lis même pas sa chronique dans le Journal de Mourial à Martineau. Comme le maladroit monsieur du syndicat a mentionné dimanche...mais Martineau a dit deux choses intelligentes pendant l'émission. La première, j'en ai déjà parlé et la deuxième, c'est que taper sur la tête du monde, ça manque de classe. Alors maintenant, je l'aime pour ça.
J'ai toujours été contre le politiquement correct parce que je trouvais ça ridicule qu'on s'empêche de dire un sourd ou un nain. Ça n'a rien de personnel. Mais quand on s'acharne sur quelqu'un, c'est différent. Je considère qu'on doit parler de ce que l'on croit, en restant ouvert aux critiques soi-même. Et cela implique de parfois heurter des gens, mais tant qu'on ne les attaque pas, on n'y peut rien. Sauf que rire d'une personne en utilisant ses défauts ou ses handicaps pour la ridiculiser, rire d'une personne pour se donner du capital de popularité soi-même ou rire d'une personne pour rien, sans la connaître, c'est minable.
Entendons-nous bien, je l'ai déjà fait. Il n'y a pas si longtemps. Et mes amis vont rire, mais je l'admets, j'ai eu toute une leçon de vie dernièrement exactement sur ce sujet. Et j'ai réfléchi, je me suis donné une journée pour réagir aux propos que j'ai entendu dans Tout le monde en parle dimanche. J'admets que je n'ai pas la langue dans ma poche et peut-être toi, le lecteur, tu n'aimeras pas mon billet. Mais ça ne te justifieras pas de me traiter de conne.
Il n'est pas nécessaire d'être connu pour comprendre le mal que ça peut faire. Il y a des gens qui ne m'aiment pas au bureau où je travaille et ces gens-là ont dit des choses à mon sujet. C'est devenu une blague. Je ne peux pas dire que je les aime particulièrement moi non plus, mais ce n'est pas très agréable de savoir que l'on se moque de vous, avec des histoires inventées, grossies et complètement ridicules, juste parce que les gens ne vous connaissent pas vraiment et que vous ne leur êtes pas sympathique pour des raisons x y z.
J'aime tout le monde, ça n'a rien de personnel. Je ne veux plus descendre personne non plus, pas personnellement. C'est gratuit, inadéquat et minable. Apprenons donc à nous exprimer dans la joie et l'amour, dans le respect des autres et en parlant de ce que l'on connaît, en apprenant à reconnaître nos erreurs de jugement et en grandissant dans la bonne foi, en n'écartant pas du revers de la main des personnes qui pourraient nous apporter beaucoup malgré leur image ou leur statut social. En parlant au je comme disent les psy, comme des personnes bien dans leur peau, équilibrée et sincère, mais pas comme des êtres qui se croient supérieurs aux autres et qui blessent sans considération, parce qu'eux sont au goût du jour.
Ceux qui me connaissent savent que je suis une petite comique à mes heures, j'aime provoquer. Je voudrais que les gens aient une opinion sur tout mais pas nécessairement ce qui est à la mode. Je voudrais qu'ils apprennent à analyser plus loin que ce qui est dit aux nouvelles ou dans les émissions d'informations reliées à l'actualité. Ma façon de le faire est de donner mon opinion de manière tranchée pour que ceux qui ne sont pas d'accord se lèvent et pour que ceux qui sont d'accord y pensent. Je suis une idéaliste! Même que en ce moment, suite à une chute et à cause d'une sensibilité ou comme ils disent une prédisposition, j'ai ce qu'on appelle de l'eau dans le genou. On m'a dit que psychologiquement, c'est parce que je refuserais de plier à quelque chose...il va falloir que j'aie de l'eau dans tout le corps avant que je plie, franchement, j'ai la tête dure.
Je le confesse, j'ai beaucoup jugé sans connaître dans ma vie. Je ne pourrais vous énumérer la liste des artistes, des personnalité publiques, des situations dans mon cercle social que j'ai jugés. Mea coulpa. Par contre, il faut me donner que je suis capable de changer d'idée. Et même, je l'avoue publiquement. Et je passe pour une instable.
Jean-François Mercier, je ne le connaissais pas avant de voir Les Bougons. J'ai aimé ça Les Bougons. J'ai même pleuré en l'écoutant quelques fois. C'était cru, dur, parfois vraiment stupides et pas très drôle, mais d'autres fois, touchant et profond.
Il est de même Jean-François Mercier aussi. Parfois, j'écoute ses monologues, je vais sur Youtube voir ses niaiseries et je le trouve touchant, cru, dur, stupide, mais il me brasse et même si je ne suis pas toujours d'accord avec ce qu'il dit, et encore moins avec la manière dont il le dit parce que je ne suis pas certaine que tout le monde comprend son vrai propos, je ne le condamne pas du tout. Je l'aime.
Toutefois, en voulant s'excuser pour avoir choquer les gens avec leur joke sur Nathalie, il a aussi fait mention du sketche sur Denis Lévesque. M. Richard Martineau, que je ne trouve pas particulièrement intéressant d'habitude, lui a raconté une petite histoire tout-à-fait saisissante sur les circonstances dans lesquelles la famille de M. Lévesque a vu l'émission et comment cela les a blessé profondément. Au lieu d'admettre que les propos étaient déplacés et peu approprié (on ne parlait pas du Doc Mailloux, dont on aurait pu rire des penchants racistes puisqu'il avait mentionné lui-même dans l'année que les noirs avaient une intelligence inférieure au blanc!!!) mais bien d'un journaliste qui avait fait une entrevue jugée mauvaise avec Paul McCartney parce que son anglais était approximatif et qu'il lui avait donné des «bines» sur le bras.
Bon.
Je vois pas vraiment le rapport.
Et puis, au lieu d'admettre que leur blague était ratée, il en a rajouté, en mentionnant dans la plus grande mauvaise foi une entrevue réalisée par le même monsieur dans lequel il aurait demandé à un transboy s'il en aurait voulu une plus grosse lors de son opération le transformant en gars pour de bon. Selon M. Mercier, il lui aurait posé cette question suite à l'explication du jeune homme sur l'endroit où ils prélevaient la peau pour créer un organe sexuel masculin de toutes pièces et cela justifiait le mépris avec lequel ils l'ont imité.
J'ai vu l'émission en question. Le jeune homme a donné une entrevue généreuse dans laquelle il a livré ce qu'il a vécu. Denis Lévesque ne lui a jamais manqué de respect et lorsqu'il lui a demandé s'il en aurait voulu une plus grosse, c'était parce que le jeune homme (Alexis) avait mentionné qu'ils lui avaient fabriqué un organe standard de 6 pouces et que ça rapetissait par la suite à cause de je ne sais quelle réaction après «l'installation». Est-ce que ce n'est pas légitime comme question, est-ce que ça ne montrait pas la fragilité et les difficultés ainsi que les questionnements face auxquels on peut être quand on prend une telle décision, c'est-à-dire: changer de sexe? Expliquez-moi pourquoi il n'aurait pas dû lui demander ça et ce que ça justifie dans le propos qu'ils lui ont mis dans la bouche en l'imitant?
Le public commençait à penser que la décision du gouvernement de payer les opérations de changement de sexe au Québec créerait une augmentation des demandes. M. Léveque a montré, de façon très simple, comment cette opération pouvait être éprouvante et pénible et qu'on ne pouvait pas prendre cette décision à la légère. La proximité et l'intimité qu'il a avec ses invités est réelle et il répond à des questions de personnes qui ne font peut-être pas partie de l'élite intellectuelle, mais qui ont droit à l'information eux aussi et dans une formule qu'ils comprennent et qu'ils aiment écouter. Cela ne rend pas le journaliste qui le fait un crétin. S'il ne se met pas en avantage pour avoir l'air plus intelligent que ses invités, c'est du professionnalisme. Je l'aime et j'écoute son émission. Et l'acteur François Marenda qui l'a imité était bon aussi, s'il avait dit des choses intelligentes, ça aurait été drôle. Je l'aime lui aussi.
En plus, j'ai écouté l'entrevue avec l'ex Beatles et j'ai encore moins compris pourquoi on s'acharnait sur lui finalement. L'entrevue n'était pas particulièrement bon, mais pas non plus si mauvais qu'on en rit pendant des mois. On ne peut pas dire qu'il avait le contact avec McCartney, mais on peut imaginer la situation dans laquelle il devait réaliser l'entrevue et comprendre que ce n'était pas de tout repos. En plus, il devait être heureux de rencontrer une personne qu'il admirait personnellement et je me demande qui parmi ceux qui l'ont critiqué aurait fait mieux.
Moi, j'étais ado quand Véronique Cloutier a commencé à Musique Plus, clamant qu'elle avait un bac en journalisme à l'âge de 19 ans. Ses entrevues n'étaient pas particulièrement intéressantes, au point que je me souviens très bien que moi et mes chums on souhaitait que ce soit Geneviève Borne ou Claude Rajotte qui rencontrent les groupes qu'on aimait. Sinon, on en était quitte pour se taper une entrevue de pas grand chose avec aucune question intelligente. Tout est relatif dans la vie. Véronique avait massacré l'entrevue avec Soul Asylum en 1995. Pour cette raison, je ne l'ai jamais aimé, c'est incroyable!! Mais aujourd'hui, je comprends qu'elle veut la même chose que les autres: se réaliser et être heureuse. Bon, peut-être qu'elle veut aussi beaucoup d'argent. Mais tant qu'elle reste à Paquet voleur, je l'aime elle aussi.
Richard Martineau, je ne l'aimais pas parce qu'il me semblait condescendant et parce qu'il sort avec Sophie Durocher que je n'aime pas parce que quand je l'ai rencontré, elle ne m'avait pas semblé sympathique. Ça n'a pas de fin ma foi!! Je ne lis même pas sa chronique dans le Journal de Mourial à Martineau. Comme le maladroit monsieur du syndicat a mentionné dimanche...mais Martineau a dit deux choses intelligentes pendant l'émission. La première, j'en ai déjà parlé et la deuxième, c'est que taper sur la tête du monde, ça manque de classe. Alors maintenant, je l'aime pour ça.
J'ai toujours été contre le politiquement correct parce que je trouvais ça ridicule qu'on s'empêche de dire un sourd ou un nain. Ça n'a rien de personnel. Mais quand on s'acharne sur quelqu'un, c'est différent. Je considère qu'on doit parler de ce que l'on croit, en restant ouvert aux critiques soi-même. Et cela implique de parfois heurter des gens, mais tant qu'on ne les attaque pas, on n'y peut rien. Sauf que rire d'une personne en utilisant ses défauts ou ses handicaps pour la ridiculiser, rire d'une personne pour se donner du capital de popularité soi-même ou rire d'une personne pour rien, sans la connaître, c'est minable.
Entendons-nous bien, je l'ai déjà fait. Il n'y a pas si longtemps. Et mes amis vont rire, mais je l'admets, j'ai eu toute une leçon de vie dernièrement exactement sur ce sujet. Et j'ai réfléchi, je me suis donné une journée pour réagir aux propos que j'ai entendu dans Tout le monde en parle dimanche. J'admets que je n'ai pas la langue dans ma poche et peut-être toi, le lecteur, tu n'aimeras pas mon billet. Mais ça ne te justifieras pas de me traiter de conne.
Il n'est pas nécessaire d'être connu pour comprendre le mal que ça peut faire. Il y a des gens qui ne m'aiment pas au bureau où je travaille et ces gens-là ont dit des choses à mon sujet. C'est devenu une blague. Je ne peux pas dire que je les aime particulièrement moi non plus, mais ce n'est pas très agréable de savoir que l'on se moque de vous, avec des histoires inventées, grossies et complètement ridicules, juste parce que les gens ne vous connaissent pas vraiment et que vous ne leur êtes pas sympathique pour des raisons x y z.
J'aime tout le monde, ça n'a rien de personnel. Je ne veux plus descendre personne non plus, pas personnellement. C'est gratuit, inadéquat et minable. Apprenons donc à nous exprimer dans la joie et l'amour, dans le respect des autres et en parlant de ce que l'on connaît, en apprenant à reconnaître nos erreurs de jugement et en grandissant dans la bonne foi, en n'écartant pas du revers de la main des personnes qui pourraient nous apporter beaucoup malgré leur image ou leur statut social. En parlant au je comme disent les psy, comme des personnes bien dans leur peau, équilibrée et sincère, mais pas comme des êtres qui se croient supérieurs aux autres et qui blessent sans considération, parce qu'eux sont au goût du jour.
vendredi 30 janvier 2009
Résumé de la réunion du 20 janvier 2009
Bon, un truc un peu plus ennuyant, mais nécessaire. Pendant que le reste du monde était en liesse après l’assermentation d’Obama, un petit groupe de personnes étaient réunies à Montréal, rue Saint-Denis, dans le but d’organiser un peu votre coopérative préférée. Voici ce qui en est ressorti :
• Élection du conseil d’administration :
Ont été élus aux postes suivants, pour un mandat d’un an,
Mélitza Charest au poste de Présidente;
Patrick Charpentier au poste de Vice-président;
Pascale Migneault au poste de Secrétaire-coordonnatrice.
• Le magazine de la Coop :
Parmi les noms suggérés, le nom Marteau fut retenu.
Marteau sera un outil de promotion de premier ordre pour les membres de la Coop. Le magazine sera diffusé sous forme électronique seulement (au format PDF), permettant ainsi un tirage illimité et une alternative environnementale intéressante. L’équipe de production est en cours de formation, et la direction artistique sera assuré par Patch, du Patchwork Communications graphiques.
De la publicité sera vendue dans les pages du magazine, mais elle sera gratuite pour les membres de la Coop.
• Le Logo de la Coop
Une autre réalisation du Patchwork, voici le logo retenu :

Les mains symbolisent le travail artistique ainsi que l’ouverture, et évidemment les «têtes» viennent rappeler l’esprit de groupe, de coopérative. Le rouge rappelle le côté militant de la Coop, alors que le vert est associé à l’espoir. Plus que quiconque, les Artistes ont les outils pour rendre le monde meilleur; si on s’entraide, la planète ne s’en portera que mieux.
• CHOQ FM
Depuis quelques semaines, Mélitza apparaît à CHOQ FM, à l’émission Les contes à rendre. Ce qui ne devait être qu’un entrefilet radiophonique éphémère s’est transformé en une chronique régulière aux deux semaines. Une autre très belle vitrine pour les membres de la Coopérative!
• Le site de la Coop
L’équipe de Lambert Production nous a gracieusement offert ses services pour la conception d’un «vrai» site Web de la Coop. En attendant, suivez nos palpitantes péripéties sur ce blogue! (Parce que, comme on le sait tous, «Fessebouc, c’est pas sérieux!»)
• Varia
— Le site de Gallia Productions de Réjean Rousseau est en ligne. Plus à venir sur le téléchargement équitable!
— On nous a présenté le recueil multidisciplinaire Locomotif, sous la direction de François Guillet. Photographie, illustration et expression littéraire sont au menu de ce recueil exploratoire, publié mensuellement depuis 5 ans. Pour plus d’informations, magazine_locomotif@yahoo.fr.
— Nous avons finalement brièvement parlé d’un Myspace de la Coopérative, histoire de diffuser nos artistes. Encore une fois, plus de détails à venir!
On se revoit à la prochaine réunion!
Patrick Charpentier, Vice-président, Coopérative d’artistes multidisciplinaire
• Élection du conseil d’administration :
Ont été élus aux postes suivants, pour un mandat d’un an,
Mélitza Charest au poste de Présidente;
Patrick Charpentier au poste de Vice-président;
Pascale Migneault au poste de Secrétaire-coordonnatrice.
• Le magazine de la Coop :
Parmi les noms suggérés, le nom Marteau fut retenu.
Marteau sera un outil de promotion de premier ordre pour les membres de la Coop. Le magazine sera diffusé sous forme électronique seulement (au format PDF), permettant ainsi un tirage illimité et une alternative environnementale intéressante. L’équipe de production est en cours de formation, et la direction artistique sera assuré par Patch, du Patchwork Communications graphiques.
De la publicité sera vendue dans les pages du magazine, mais elle sera gratuite pour les membres de la Coop.
• Le Logo de la Coop
Une autre réalisation du Patchwork, voici le logo retenu :
Les mains symbolisent le travail artistique ainsi que l’ouverture, et évidemment les «têtes» viennent rappeler l’esprit de groupe, de coopérative. Le rouge rappelle le côté militant de la Coop, alors que le vert est associé à l’espoir. Plus que quiconque, les Artistes ont les outils pour rendre le monde meilleur; si on s’entraide, la planète ne s’en portera que mieux.
• CHOQ FM
Depuis quelques semaines, Mélitza apparaît à CHOQ FM, à l’émission Les contes à rendre. Ce qui ne devait être qu’un entrefilet radiophonique éphémère s’est transformé en une chronique régulière aux deux semaines. Une autre très belle vitrine pour les membres de la Coopérative!
• Le site de la Coop
L’équipe de Lambert Production nous a gracieusement offert ses services pour la conception d’un «vrai» site Web de la Coop. En attendant, suivez nos palpitantes péripéties sur ce blogue! (Parce que, comme on le sait tous, «Fessebouc, c’est pas sérieux!»)
• Varia
— Le site de Gallia Productions de Réjean Rousseau est en ligne. Plus à venir sur le téléchargement équitable!
— On nous a présenté le recueil multidisciplinaire Locomotif, sous la direction de François Guillet. Photographie, illustration et expression littéraire sont au menu de ce recueil exploratoire, publié mensuellement depuis 5 ans. Pour plus d’informations, magazine_locomotif@yahoo.fr.
— Nous avons finalement brièvement parlé d’un Myspace de la Coopérative, histoire de diffuser nos artistes. Encore une fois, plus de détails à venir!
On se revoit à la prochaine réunion!
Patrick Charpentier, Vice-président, Coopérative d’artistes multidisciplinaire
jeudi 29 janvier 2009
Polytechnique
Je suis cinéphile. J'aime le cinéma depuis si longtemps que je ne saurais dire avec exactitude depuis quand. Je crois que l'amour a débuté lorsque nous projettions des films muets de Disney avec une machine incroyable qui nous permettais aussi de les faire jouer à l'envers, plus vite ou plus lentement. J'étais fascinée. Cette machine appartenait à mon frère aîné, mais m'a marquée profondément. J'ai réfléchi sur le montage et les effets spéciaux avant d'apprendre à lire.
Le réalisateur qui a le plus boulversé mon univers et conquis mon coeur est sans hésitation Lars Von Trier. Le plus grand génie du cinéma, pour moi c'est indéniable. Ses films sont tous percutants, provocateurs, profondément tristes, montrent avec une justesse désarmante l'absurdité de la douleur et la bêtise humaine, la cupidité, l'amour, l'abandon de soi, c'est extrêmement dur à écouter mais absolument essentiel une fois qu'on l'a vu.
Jamais je n'oserais m'opposer ou même remettre en question ses choix de sujets qui sont certainement aussi obscurs et sombres que la Polytechnique. Les artistes travaillent les sujets qui les inspirent.
L'angoisse de Lars Von Trier, et qu'il partage avec nous, ou qu'il nous garoche par la tête, est l'une des plus belle chose que le monde a reçu en cadeau. L'art est un exorciste, l'art est une thérapie, mais l'art est aussi de l'art.
Denis Villeneuve est l'un des 5 meilleurs réalisateurs québécois à ce jour et je ne comprends tout simplement pas pour quelles raisons on se permet de poser la question de la légitimité d'une oeuvre d'art. Au moins, si cette oeuvre était scandaleuse, d'accord. Mais elle traite du sujet avec la sensibilité d'un artiste qui a fait suffisamment de preuves pour qu'on respecte son choix de sujet.
Il n'y a rien qui effacera la douleur des gens qui ont vécu ce drame de près. Jamais on ne pourra expliquer ce qui est absurde. Ce qui n'a aucun sens, ce qui a la couleur du sang. Mais je suis indignée qu'on parle uniquement du sujet en accordant au film que «c'est bien fait», «les acteurs sont bons»!!
C'est incroyable!
On ne parle pas des Boys ou de Bon cup bad cup ici, on parle d'un film qui a un sens justement! Bien sûr ça va être dur! C'est ce qui fait avancer la société, c'est ce qui fait avancer les individus: être confronté.
Je ne pense pas que l'on grandisse en écoutant Nez rouge! Le cinéma est un art qui peut nous faire vivre de grandes émotions, et tellement de pellicule est gaspillée chaque année à nous montrer des conneries stupides macho, sans intérêt ,même vieilles jokes remâchées, même comique de situation grossière, seins à l'air, fesses de Roy Dupuis (qui est un très grand acteur soit dit en passant), violence et sexualité gratuite, comment peut-on être contre un film qui a vraiment une raison d'être sur le plan humain et social?
Est-ce que les gens viennent de découvrir que le cinéma c'est puissant? Lâchez tva pis écouter un peu d'international. L'absurdité de la douleur est partout, lisez de la philosophie, sortez de votre bungalow!!
C'est pas parce que c'est arrivé chez nous que c'est pire. Un être humain qui meurt, femme ou homme c'est une douleur, ça ne se mesure pas, ça ne se compare pas. L'incompréhension et la rage devant des gens qui tuent est la même, qu'ils tuent par misoginie, par haine pure, par folie, par soif de pouvoir, par inconsidération de la vie.
C'est épouvantable de vivre à côté de personnes qui pourraient nous tuer ou tuer des gens qu'on aime. On a dit hier à la télé que le Québec était tranquille avant Polytechnique. On ne faisait rien violemment au Québec. Mais les temps ont changé.
Moi, j'étais toute jeune quand c'est arrivé, c'était traumatisant, incompréhensible. Mais je ne me souviens pas avoir été moins choquée de la guerre en Irak, de la guerre en Palestine, de la famine en Éthiopie. Je ne considère pas, parce que je les aime, que la vie de ma famille ou de mes amis a une plus grande valeur que celle de ceux qui meurent injustement loin d'ici.
Je ne comprends pas cette réaction qui condamne le film et depuis quand ça intéresse le public qui va ou ne va pas voir un film? Ceux qui ont peur de trouver ça trop dur regarde pourtant des explosions aseptisées dans des films hollywoodiens avec des centaines de mort atroces, des brûlés, des empalés, des morts par balles. Et ça, ça ne les écoeure pas.
Et puis il regarde les nouvelles, voient des enfants mutilés, affamés, et ça, on n'en parle pas tant que ça.
Le réalisateur qui a le plus boulversé mon univers et conquis mon coeur est sans hésitation Lars Von Trier. Le plus grand génie du cinéma, pour moi c'est indéniable. Ses films sont tous percutants, provocateurs, profondément tristes, montrent avec une justesse désarmante l'absurdité de la douleur et la bêtise humaine, la cupidité, l'amour, l'abandon de soi, c'est extrêmement dur à écouter mais absolument essentiel une fois qu'on l'a vu.
Jamais je n'oserais m'opposer ou même remettre en question ses choix de sujets qui sont certainement aussi obscurs et sombres que la Polytechnique. Les artistes travaillent les sujets qui les inspirent.
L'angoisse de Lars Von Trier, et qu'il partage avec nous, ou qu'il nous garoche par la tête, est l'une des plus belle chose que le monde a reçu en cadeau. L'art est un exorciste, l'art est une thérapie, mais l'art est aussi de l'art.
Denis Villeneuve est l'un des 5 meilleurs réalisateurs québécois à ce jour et je ne comprends tout simplement pas pour quelles raisons on se permet de poser la question de la légitimité d'une oeuvre d'art. Au moins, si cette oeuvre était scandaleuse, d'accord. Mais elle traite du sujet avec la sensibilité d'un artiste qui a fait suffisamment de preuves pour qu'on respecte son choix de sujet.
Il n'y a rien qui effacera la douleur des gens qui ont vécu ce drame de près. Jamais on ne pourra expliquer ce qui est absurde. Ce qui n'a aucun sens, ce qui a la couleur du sang. Mais je suis indignée qu'on parle uniquement du sujet en accordant au film que «c'est bien fait», «les acteurs sont bons»!!
C'est incroyable!
On ne parle pas des Boys ou de Bon cup bad cup ici, on parle d'un film qui a un sens justement! Bien sûr ça va être dur! C'est ce qui fait avancer la société, c'est ce qui fait avancer les individus: être confronté.
Je ne pense pas que l'on grandisse en écoutant Nez rouge! Le cinéma est un art qui peut nous faire vivre de grandes émotions, et tellement de pellicule est gaspillée chaque année à nous montrer des conneries stupides macho, sans intérêt ,même vieilles jokes remâchées, même comique de situation grossière, seins à l'air, fesses de Roy Dupuis (qui est un très grand acteur soit dit en passant), violence et sexualité gratuite, comment peut-on être contre un film qui a vraiment une raison d'être sur le plan humain et social?
Est-ce que les gens viennent de découvrir que le cinéma c'est puissant? Lâchez tva pis écouter un peu d'international. L'absurdité de la douleur est partout, lisez de la philosophie, sortez de votre bungalow!!
C'est pas parce que c'est arrivé chez nous que c'est pire. Un être humain qui meurt, femme ou homme c'est une douleur, ça ne se mesure pas, ça ne se compare pas. L'incompréhension et la rage devant des gens qui tuent est la même, qu'ils tuent par misoginie, par haine pure, par folie, par soif de pouvoir, par inconsidération de la vie.
C'est épouvantable de vivre à côté de personnes qui pourraient nous tuer ou tuer des gens qu'on aime. On a dit hier à la télé que le Québec était tranquille avant Polytechnique. On ne faisait rien violemment au Québec. Mais les temps ont changé.
Moi, j'étais toute jeune quand c'est arrivé, c'était traumatisant, incompréhensible. Mais je ne me souviens pas avoir été moins choquée de la guerre en Irak, de la guerre en Palestine, de la famine en Éthiopie. Je ne considère pas, parce que je les aime, que la vie de ma famille ou de mes amis a une plus grande valeur que celle de ceux qui meurent injustement loin d'ici.
Je ne comprends pas cette réaction qui condamne le film et depuis quand ça intéresse le public qui va ou ne va pas voir un film? Ceux qui ont peur de trouver ça trop dur regarde pourtant des explosions aseptisées dans des films hollywoodiens avec des centaines de mort atroces, des brûlés, des empalés, des morts par balles. Et ça, ça ne les écoeure pas.
Et puis il regarde les nouvelles, voient des enfants mutilés, affamés, et ça, on n'en parle pas tant que ça.
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