samedi 29 août 2009

La richesse, ça se partage!

Chômage, aide sociale, la pauvreté banalisée!
Ah! mon garçon! J'ai tellement hâte que tu grandisses!Pis c'est naturel, pis après on pense aux temps d'avant, quand t'étais petit...Pis on s'ennuie!
J'ai souvent entendu des gens dire que c'était égoiste d'avoir des enfants pour les mettre au monde dans une société comme la nôtre.
Ah! Faites-moi pas pleurer!!
Quand je me suis finalement résignée à aller à l'université vers l'âge de 23 ans, je suis allée en linguistique parce que je ne voulais pas étudier les communications, même si je suis réalisatrice. Encore moins le cinéma, je ne veux pas devenir René-Homier Roy, quand même!!!
Chômage, aide sociale, la pauvreté on en a assez!
On apprenait que la société pis les hommes ou ben les femmes ou encore plus grave, l'amour, c'est des concepts. Ça n'existe pas. Ce qui existe par contre, c'est une chaise, admettons qu'on la pointe en le disant. Mais si on dit les chaises pis qu'on fait référence à aucune chaise ou groupe de chaise en particulier, c'est un concept. Ce qu'il y a de plus abstrait dans la langue, c'est les signes comme le genre et le nombre. Quand on écrit les chaises, le s à la fin de chaise est un concept purement abstrait et une invention de l'esprit humain. C'est fort hen?
Tout ça pour dire que la société, c'est un concept. Une invention de l'esprit humain, une façon de rendre un peu ce qu'on a dans notre boîte crânienne.
Minimum wage has to be enough to get past poverty!
Faque venez pas me dire que à cause de la société on devrait pas faire d'enfant. Bâtard! La société n'existe pas!!! Mais nos corps eux autres, ils existent! Et toi, individu, tu existes.C'est Ghandi qui a dit : Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. Il n'y a pas d'autre solution. Cherchez pas, c'est pas en travaillant pour enrichir la trentaine de gros plein de marde qui contrôle tout qu'on va rendre la société moins dégueulasse pour nos enfants.
Quand je suis allée cette avant-midi crier des slogans au metro Mc Gill dans l'enceinte de la Banque Laurentienne, je pensais à mon garçon pis j'me disais: c'est la seule façon que j'ai pour qu'il soit fier de moi.
La priorité d'être logé, passe avant l'droit d'propriété!
Pis on était aussi une trentaine. Le monde qui passait faisait des petis sourires condescendants pis continuait leur chemin. Y'avait beaucoup de policiers par contre. J'me suis dit, si un jour je vais dans une manifestation qui tourne mal, comme la prochaine anti-capitaliste le 1er mai, si jamais je me fais arrêter, mon fils! Il n'a que moi au monde!
La charité c'est pas assez, on veut justice et dignité!
Et justement, il n'a que moi au monde et pour l'instant, chaque geste que je pose est une condamnation, chaque phrase que je dis peut être retenue contre moi, les enfants c'est impitoyable. Savez-vous pourquoi? Parce qu'ils ne sont pas encore cyniques, pas encore écoeurés, pas encore vendus, pas encore lâches, pas encore responsables. Ils savent ce qui est bon et vrai parce qu'ils écoutent les personnes qui les aiment, point.
On s'laissera pas appauvrir, on s'laissera pas désunir!
Et quand on agi pas selon ce qu'on dit, ils nous le font remarquer avec beaucoup de candeur, ils ont raison, mais nous, on sourit parce qu'on sait. On sait quoi? On sait qu'on s'écrase par peur de manquer de nourriture!!!
Un revenu décent, c'est urgent!
Mais on sait pu rien, on se laisse faire par une poignée de gens sous prétexte que c'est la société! Le système est tellement basé sur un équilibre fragile, y sont tellement gourmands les sales qu'y sont obligés de faire payer tout le monde pour éponger les pertes de leurs entreprises pendant que les PDG se prennent des salaires de plusieurs millions par année.
Fin à la faim! Fin à la faim!
Tout le monde sait qu'on a les moyens de mettre fin à la faim, mondialement, mais on continue d'écouter les journalistes payés par des vendeurs de propagandes parce qu'eux autres y'ont compris qu'on est à l'ère de l'image, faut que ça soit beau, visuel. C'est pas juste les adolesentes à moitié nues qui vendent, l'image du bon père de famille fait avaler ben des affaires aussi. Ça peut être pratique.
La pauvreté et l'exclusion, c'est pas un choix, c'est un affront!
Alors, la roue tourne, on vit dans la peur, la peur de perdre, la peur d'être exclu de la société de consommation qui nous rend tellement heureux!! On voit ben que plus on gagne plus on dépense, mais c'est fait de même, qu'est-ce que tu veux!
Les riches encaissent, il faut qu'ça cesse!
Faut penser à sa retraite, à ne pas diminuer de niveau de vie! Y'a des claques qui se perdent en sacrament! Me semble que ceux qui mangent du passé date de Moisie Montréal à l'année parce qu'y'ont pas de quoi s'payer du simili poulet en spécial, y'ont autrement de soucis.
Mais eux, c'est qu'ils l'ont cherché. En quoi je suis responsable moi? Y'ont juste à travailler comme tout le monde.
Saviez-vous que le salaire minimum actuellement, même en travaillant 40 heures par semaine, arrive en bas du seuil de pauvreté calculé par Statistique Canada?
Tout c'qui compte c'est la piasse, les personnes n'ont pas d'place!Pourtant, c'est les mêmes qui font le calcul. Mais, serait-ce que l'industrie et le capital sont les vrais dirigeants et que nos politiciens sont des pantins? Pas vrai!
Les baisses d'impôts, c'est pas c'qui faut!
J'en ai ma claque d'entendre les mêmes défaites, les mêmes phrases de looser, les mêmes niaiseries entendues à la télé. Je l'sais ben qu'on apprend pas à réfléchir à l'école, ce serait plutôt devenu le contraire, on apprend à se fermer la gueule pis à fonctionner. Avec le sourire s'il vous plaît. Rentrer travailler en sifflant le lundi matin parce que sinon, vous devenez un élément négatif de cette belle équipe d'arriérés mental!
Tannés de crever d'faim, notre colère y mettra fin!Comment, t'es malade? Pourtant, il y a Adrien Gagnon. Tu trouves ta job plate? Mais défoule-toi en bitchant! Tu vois pas tes enfants, mais c'est comme ça de nos jours, c'est bon pour leur développement de sociabiliser.
Under attack, what do we do? Stand up, fight back!
En plus, tout ce qu'il faut pour oublier est disponible pas cher, au coin de la rue. Si t'as pas le moral, c'est sûrement que tu n'es pas inscrit à un gym. Va te tonifier, un coprs flasque, c'est sûr que ça donne des idées flasques. Une petite chirurgie, c'est comme la bedaine ou la moustache dans le temps, ça montre que t'as du power d'achat. Il n'y a rien d'anormal à mettre sa vie en danger pour parraître plus jeune, voyons! Tu l'as mérité, t'as travaillé pour ça, vas-y, mets-leur en plein la vue! Quand t'as la face figée, anyway, pas besoin d'avoir des émotions, elles ne parraissent plus.
La misère, c'est assez!
La violence, c'est assez!
L'exploitation, c'est assez!
La répression, c'est assez!
La discrimination, c'est assez!
Y'a personne qui fait pitié au Canada à comparé à en Afrique. C'est même pas des vrais pauvres. Sont gras durs! Y'ont les lunettes payées (à un montant inférieur à tout se qui se trouve en magasin), le dentiste (qui les exploite; mais le voleur c'est le bs, y fait rien!) les médicaments (comment y peuvent se plaindre de solitude ou d'isolement tant qu'ils auront accès gratuitement au prozac et au valium!) maudit qu'on est chiâleux au Québec!
L'éducation, c'est un droit!
L'information, c'est un droit!
Le logement, c'est un droit!
L'alimentation, c'est un droit!
Le libre choix, c'est un droit!
S'organiser, c'est un droit!
Y'a les maladies des riches aussi, comme la maigreur, l'impuissance!!
Eux autres aussi, y'ont leurs problèmes. Moi, j'ai jamais été assez riche pour être maigre. J'avoue.
Les prestations actuelles couvrent même pas l'essentiel!
Le succès du système repose sur l'ignorance, sur une partie des êtres humains qui seront toujours trop lâches pour réfléchir, sur ceux qui n'ont même pas le loisir d'y penser submergés par les responsabilités qu'ils sont. De tous les temps et de toutes les révolutions, je crois qu'il a dû y avoir le même pourcentage de bandits, de larves et de révolutionnaires. C'est toujours pareil, c'est comme l'homosexualité. Les morons qui pensent que les gais détaignent sur nos enfants se trompent. Le pourcentage d'homosexuel a toujours été, partout dans le monde PAREIL.
We contribute to society, we say no to poverty!
Alors, à quoi bon se battre? Ben me semble c't'évident! Je suis du pourcentage des révolutionnaires. Si je lâche, on perd un gros morceau, on n'est jamais beaucoup. J'imagine que c'est proportionnel au nombre de bandits. La vie est ben faite pareil!Le bien-être du public, doit passer avant le fric!Pis y'a mon garçon. C'est ma motivation. J'me dis que je peux pas lui laisser le monde à changer sans faire ma part de toutes mes forces perdues, inutiles, insencées, folles, parce que là, oui j'aurais honte de l'avoir mis au monde pis de l'avoir abandonné.

mardi 7 avril 2009

L'amour, toujours l'amour!

Aujourd'hui, je me pardonne tout. Je commence à m'aimer finalement.
J'ai été et je suis encore une amoureuse qui a l'amour presque instantanné. Je n'ai qu'à entendre quelques notes, et je sais si la chanson va me plaire ou non. Parfois, je suis tellement impatiente que je ne l'écoute pas au complet et je réécoute le début des milliers de fois. J'aime les débuts. Je me pardonne aujourd'hui.
Ensuite, je l'écoute toute et parfois, certains passages me déplaisent. Mais la chanson continue de me parler et de me faire vibrer. Quand elle ne me fait plus l'effet que je recherchais, je l'abandonne, mais certaines chansons je les écoute depuis au-delà de 20 ans et j'aime à les retrouver. Je suis fidèle, mais pas exclusive. Aujourd'hui, je me pardonne tout.
Si on me dérange pendant que j'écoute MA chanson, je deviens fâchée. Je dois recommencer parce que l'effet qu'elle fait est complet uniquement si elle est absorbée en entier d'un seul souffle. C'est comme un buzz. J'aime entendre avec le ventre, les vibrations, et sentir dans mon corps les émotions de l'interprète. Je suis intense. Je me pardonne aujourd'hui.
J'aime plein de chanteurs et ils sont plusieurs à avoir le statut de préféré. Je suis une écervelée, mais ce n'est pas que mon amour ne veut rien dire, il veut dire ce qu'est l'amour à la base: des émotions pures. Chacun a un petit quelque chose qui m'apporte une joie particulière. Aujourd'hui, je me pardonne tout.
Pour un homme, c'est pareil, je vois des qualités qui me rejoingnent. J'aime l'énergie qu'il dégage. C'est souvent aussi instantanné qu'une chanson. L'émotion arrive et on ne peut que constater qu'on est troublé.Ensuite, je pense à lui de manière déraisonnable, je rêve, je l'observe, je l'admire. Il me fait sentir la vie différemment. Son regard sur moi est une joie profonde. Et j'ai un attachement spécial, ce petit quelque chose que je lui trouve, il ne le perd pas, même si son effet sur moi peut disparraître.
J'ai l'impression que si je fais quelque chose de stupide, je vais tout gâcher. J'ai peur de parler, je n'arrive plus à être moi-même. J'essaie de ne pas commettre d'erreur, car je crois que s'il m'accorde de l'attention, c'est qu'il ne connait pas encore le fond de moi qui est certainement un monstre ignoble puisque je ne vaux pas l'effort nécessaire à un investissement amoureux. Je m'accroche, je ne veux même pas me poser la question à savoir si sa mélodie me plait toujours, j'ai trop peur de découvrir que personne ne peut m'aimer, je suis trop nulle.
Mon amour est si intense rapidement qu'il ne comprend pas. Et moi, je pense que je suis un fardeau parce qu'à trop aimer, on demande trop. Je deviens paranoiaque et ils se sauvent pour la plupart. Ceux qui sont restés ont vu une aubaine de vider quelqu'un qui enlève ses protections trop facilement, pour ne pas dire qu'elle n'a pas de protection. Mais même ça, ça ne m'enlève pas ma valeur.
Et aujourd'hui, je me pardonne tout. J'entends la chanson éternelle, celle qui ne perdra jamais son effet. Celle qui sort directement de mon coeur. Les paroles sont simples, la voix est une caresse, la mélodie est en mineur, c'est une musique généreuse. Il n'y a aucun bout que je n'aime pas parce que c'est une chanson parfaitement adaptée à moi. C'est avec mes oreilles, mes yeux, mon sang, mon ventre qu'elle est accordée. Elle me pardonne tout, elle m'aime même, elle m'appartient en totalité, elle est exclusive à moi et je peux décider de la faire entendre à qui je veux. Personne n'est obligé de l'aimer, et ça ne la rend pas moins belle.
Quand j'aime une chanson, je ne lui demande rien. Elle est là, elle se chante, je l'aime, ça me fait plaisir de l'entendre, qu'elle existe. Je sais que seulement l'entendre me fait plaisir. Je ne me trouve pas stupide de l'aimer parce qu'elle ne me donne rien, c'est ce qu'elle est que j'aime et ce qu'elle me fait par le simple fait d'exprimer une énergie qui me rejoint. Et malgré l'infini quantité de chansons qui m'ont fait de l'effet, il y en a qui m'en ont fait beaucoup plus et beaucoup plus longtemps que d'autres.
Alors, quand j'aimerai un homme à l'avenir, je tâcherai d'être heureuse de sa présence, de savoir qu'il existe sans rien lui demander en retour. Parce que c'était cet élément et cet élément seulement qui faisait sonner faux mes amours: le sentiment d'être un monstre à l'intérieur d'un corps qui est devenu désirable beaucoup trop jeune. Les ententes de couple sont indépendantes des sentiments. Alors, si l'effet s'estompe avec le temps, ce n'est pas nécessairement une garantie d'échec, pas plus que l'effet est une garantie de succès.
Il n'y a rien de triste à rêver d'un homme, à serrer son oreiller dans ses bras avant de dormir, à avoir envie de crier de toutes ses forces autant de joie que de frustrations, de vouloir changer le monde. Aujourd'hui, je me donne le droit d'être. Avec mes erreurs, mes craintes, mon désir innassouvi d'être aimée et comprise, mon apprentissage de l'affirmation de soi, mon estime qui va tellement mieux que je ne me sens même plus coupable de ne pas tout accepter de ma mère, et même si je n'ai pas la force d'accepter quoi que ce soit, je ne me sens plus coupable. Ma capacité à ne plus fuir mes plus grandes peurs, ma joie de vivre, mon manque de délicatesse, mes talents, mes lacunes, ma panique, ma désorientation, ma naiveté. Mon coeur est resté pur. Sa musique est belle. Je l'aime.
Ça me fait plaisir de partager, c'est comme ça que le monde avance. Je ne vaux ni moins ni plus qu'un autre, c'est pour ça que je ne suis pas timide. Tout le monde a des fesses. La diversité des formes c'est ça la beauté du monde.
Aujourd'hui, mon amour, je me pardonne tout. Je pense que je t'aime même si c'est si nouveau pour moi d'aimer et de ne pas en souffrir que mes premiers pas sont chancelants. Je ne sais pas si tu es une chanson à laquelle je m'attacherai sur plusieurs années, mais tu es une chanson qui me trouble profondément, que j'écoute tous les jours depuis plusieurs mois, il y a des bouts que j'aime moins, mais le beat me fait danser, la guitare réveille ma libido et les paroles sont fortes!!!!

Je choisis de continuer de danser, de rêver, d'aimer intensément. Je me choisis, finalement. C'est aujourd'hui que je commence ma vie, et j'ai l'expérience, la jeunesse, l'espoir le plus total, la fierté, la confiance, l'amour et la certitude d'avoir raison de me donner au moins la chance de me montrer que je ne suis pas un monstre après tout.

mercredi 25 mars 2009

La déconfiture aux fruits

Les temps sont durs pour les princesses.
Des rêves de passions impossibles, de tentations irrésistibles,
de plus belle, de seule et unique
d'amour profond et instantanné,
de baiser qui scelle l'engagement
dans un fondu au noir qui ouvre le coeur

Le corps donné haletant, glissant
les yeux au plus loin du regard flou d'une vie d'amour
De tragédies qui nous séparent mais de sentiments qui arrête le temps
De ta beauté puissante et renversante
qui donne le courage de t'attendre

Des larmes que je verse pour toi sans remord
de l'absolu bonheur de voir ton trouble
de croire à tout, d'abondonner protections et barrières
d'un seul coup, sans preuve

Liberté et pureté, rimant avec extase
et tes cheveux noirs férocement sauvage
Ma déconfiture a un goût de fruit
je me baigne dans le sang des framboises
et je respire ta tendresse partout

Mon amour est libre et sans attentes
il coûte tout ce que j'ai
mais vaut tout l'univers
c'est le deal du siècle
la déconfiture aux fruits
parce que l'amour, je le goûte même
si ton fantôme me fait mourir

Mes formes sont à donner
et mon coeur a des formes pulpeuses
et ça déborde
et ça fait peur

c'est le seul moyen que j'ai

J'aime trop, soite
j'aime trop, c'est vrai

Je suis la première à souffrir

Mais sur le chemin de ma déconfiture aux bleuets
j'ai rempli ma coupe
et les petits fruits sont la récompense de m'être penché sur toi
de t'avoir tout donné des milliers de fois
et oui j'attendais
mais je donnais quand même

Je n'attends plus car je n'aurai jamais tout donné
et ceux qui m'ont tout pris n'ont plus rien
et moi, ma coupe de feu déborde toujours
mes seins vers le soleil
je suis nue dans ma déconfiture aux fruits et je goûte le vrai bonheur
celui d'avoir reçu
un coeur de perles et de diamantsi

l n'y a pas de compromis
j'aime trop, soite
j'aime trop, c'est vrai
et ce n'est jamais fini
et les diamants sont pesants
je t'aime

vendredi 6 mars 2009

Je suis le monde

Mon beau garçon est dans sa phase d'oedipe. Il rêve qu'il est un adulte et qu'on se marie lui et moi et qu'on a des chats et des chiens et qu'on est tous des magiciens. Il vient de sortir de sa phase intense du pourquoi! Même si dans son cas, c'était le «comment ça»!
Moi, je me demande quand je vais revoir mon nouvel ami qui me plaît et j'ai des papillons. Je rêve d'un premier baiser, j'ai 31 ans et je suis toujours romantique. Je vis ma vie avec passion et engagement.
Cet engagement m'a mené à me porter à le défense des exclus plus d'une fois. Je me suis penchée sur des façons de réveiller le coeur endormi d'une majorité confortable. Je fais du cinéma, des documentaires. J'essaie de susciter des réflexions.
J'ai été invitée à la conférence de presse sur le 4e Festival des Films sur les Droits de la Personne de Montréal grâce à ma chronique à l'émission Les contes à rendre à CHOQ fm les jeudi à 18h30. Je trippais, ça m'intéresse beaucoup. J'ai eu l'honneur de parler avec André Paradis d'Amnistie Internationale et je lui ai demandé de m'envoyer des documents sur la perte des droits civiques et le retour de la torture depuis le 11 septembre. J'étais curieuse de savoir concrètement; pas juste dire gratuitement que Bush est un bandit.
J'ai lu tout ça, médusée, interdite. Que les États-Unis fournissent des armes illégales à Israël et en Palestine, que le Canada est impliqué. Que des documents d'enquête disparraissent, que la torture dont on s'est servie est illégale et contrevient aux droits de la personne contenus dans la déclaration et adoptée par les mêmes pays qui la violent aujourd'hui. Que l'impunité est un scandale. Que ceux qui souffrent concrètement des attaques terroristes sont les mêmes qui souffrent aussi des mesures anti-terroristes. Bush est un bandit, maintenant, je le sais. Et il est tranquillement en train de jouir de sa vie.
J'ai vu le film Philippines: une guerre contre le peuple de Marie Boti et Malcolm Guy et j'ai eu le bonheur de les rencontrer pour la radio. Là-bas, des gens pacifiquement regroupés sont assassinés en plein jour par le gouvernement, appuyé par les États-Unis.
J'ai beaucoup de peine. Je regarde ici, dans l'autobus, dans Hochelaga et je vois des couples dans lesquels l'homme intimide sa femme en public, lui dit où s'asseoir, ou regarder. Je me demande comment ça peut être en privé.
Je regarde le scandale de la Caisse de dépôt à la télé et je ne peux que constater avec quelle facilité on fait rire de soi. Je sais que la crise économique est un rideau opaque pour cacher des scandales dont on n'a pas idée. Je sais qu'il y a de la censure dans les médias. Je dirais que je suis de plus en plus convaincue que je veux consacrer le reste de ma vie à me battre (toutes les cause humanitaires sont bonnes) et apprendre à mon fils à vivre selon des valeurs humaines où le respect de l'être humain est à la base des décisions. le respect de la vie et de l'environnement qui nous donne cette vie.
Je ne veux pas tomber dans le piège de dire que je ne crois plus à la politique et tout simplement ne pas voter. Je veux agir concrètement contre le courant capitaliste, la mondialisation, la globalisation des marchés, la violation des droits de la personne, l'intimidation sous toutes ses formes, la haine, l'intolérance. Je me demande ce que je pourrais faire d'autre et continuer à espérer mon premier baiser, tranquillement. Élever mon fils dans une matrice d'illusions confortables quand tant de ses frères et soeurs n'ont pas le loisir d'avoir des préoccupations d'enfant.
Il y a le Festival des films sur les droits de la personne de Montréal du 12 au 22 mars (www.ffdpm.com) auquel je vous convie. Il faut ouvrir les yeux et ne plus jamais accepter la plus petite violation de nos droits.
Je vais tomber au chômage la semaine prochaine parce que j'ai choisi de développer mes projets personnels au lieu de servir le dieu profit pour d'autres. Et ma foi, j'ai des inquiétudes. Je me dis: est-ce que je vais pouvoir encore me payer Internet, la télé, le téléphone, mon loyer, l'épicerie pour un poussin en croissance fulgurante?
Puis, un fait m'a frappé: même au chômage cette année, je vais recevoir plus de revenu que plusieurs de mes frères et soeurs qui travaillent dans des conditions absurdes, parce que j'ai coordonné des demandes de clients insignifiants pour passer leur message de vente à la télévision, pour des milliers de dollars nous emplir les yeux et la tête de contenu affreusement insencé, de gadgets, de concepts, de conneries impossibles? Aie-je mérité de vivre dans une quiétude rare si on parle à l'échelle planétaire, à cause de cela? Certainement pas en m'abaissant à satisfaire les demandes exigeantes de mes collègues, en rampant devant leurs impératifs. Peut-être aie-je cette chance parce que je suis née au bon endroit. Alors comment pourrais-je me valoriser avec cette prémisse aussi vide qu'injuste?
Le confort est mon ennemi désormais parce qu'il nous tient dans l'innaction. Le confort est un scandale parce qu'il laisse mourir des enfants malades qui n'ont pas accès à des soins essentiels.
Ceux qui cherchent un sens à leur vie en accumulant des biens ne sont pas mes amis. Je ne suis plus tolérante envers l'inaction et l'aveuglement volontaire.
Changer le monde, c'est se changer soi, je suis le monde.

dimanche 1 mars 2009

Avant les mains
des baisers de larmes
tu passes
tu te penches
à la source
prend ton doirt fragile
Explose-moi désespoir!
Humide et étourdie
c'Est une danse mon bébé
doux, tout doux
magie berçante
j'ai soif!
La lune est mûre
c'est ton chemin
et ton souffle
Laisse-moi mes chaînes
je suis loin!
Découd-moi
Sent ça!
C'est l'intérieur de la dérive de mon coeur!
Épiderme en rêves sensibles
Désir pur
Tes yeux partout
je disparrais dans ton frisson
de vent brûlant
d'éclairs en crème
Sous l'emprise
des flammes de mes lèvres
goût d'esclave
plus près encore
ta peau qui hurle
Ahouououou!!!
Caresses toutes pleines
de plaisirs beaux
ça tremble de peur
c'Est mon appel
et coulée de miel
La pluie des touchés inquiets
la nuit qui parle tout bas
faible, sucrée
dans une brise de joies vicieuses
en forme, collées
des orteils de trop
rassurants égarements
perdue ben raide!
Un besoin d'oubli
tiens-moi dans ta tortue
des promesses ocillantes
des chants cachés
des mots de chaleur
un partage qui brille
désert de feu
offense du corps
t'es un soleil
c'Est une romance
ose un peu plus
éclot, réchauffe
j'ai les preuves de ma fièvre
pas de paresse
une musique
scintillement de tes bijoux
Mon amant-réveil
Dur, frais et cher maintenant
Ta semance d'amour
éclate dans mes secrets
Révéler des montagnes d'abondance
Abreuvé au bonheur
en ruisseauxe
n mensonge échange
en paix salive
salée, vivant
qui fini dans un cri étouffant
Caverne intime
nectar, rosée
Étoiles filantes
feux d'artifices
Pétillements des doigts aux pieds
fermer les paupières
goûter, peut-être
Sensuel éternel
consommé
en liens calmes
et odeurs d'attachement
mais toutes les traces s'effacent
petits soldats morts au combat
et volupté
dans mon ventre reste un mystère parfait

vendredi 20 février 2009

Pendant ce temps, chez les Conservateurs...

J’ai eu un sourire en coin en tombant sur cet article de Cyberpresse

Le gouvernement se dissocie des propos controversés d'un député

La Presse Canadienne
Ottawa

La députée Josée Verner et le bureau du ministre du Patrimoine, James Moore, ont tenté de réparer les pots cassés par le député conservateur Daniel Petit, qui a affirmé que son parti n'était pas «copain-copain avec les artistes».

Le député de la région de Québec a fait cette déclaration pour justifier l'absence de tout député conservateur au rassemblement «Québec horizon culture» cette semaine. En entrevue au quotidien Le Soleil, M. Petit a également soutenu que les sommes injectées dans la culture permettaient aux artistes de «distraire» les Canadiens.

Alors que les conservateurs tentent de redorer leur blason en ce qui a trait à la culture, particulièrement au Québec, ces commentaires sont plutôt susceptibles de jeter de l'huile sur le feu.

Le directrice des communications du ministre Moore, Deirdra McCracken, a assuré que la prise de position du député n'était pas représentative de celle du caucus conservateur.

La ministre de la Francophonie, Josée Verner, autrefois au Patrimoine, a abondé dans le même sens vendredi, indiquant que le gouvernement souhaitait collaborer avec les artistes.

Selon la porte-parole bloquiste en matière de culture, Carole Lavallée, M. Petit a dit tout haut ce que l'ensemble des conservateurs pensent tout bas lorsqu'il s'agit des arts et de la culture.
C’est certain qu’on est obligés de leur donner le bénéfice du doute là-dessus. Surtout en regard de la mobilisation de l’automne dernier, je ne crois pas que les Conservateurs puissent se payer le luxe d’une telle déclaration. Enfin, s’ils veulent marquer des points au Québec, ils commencent à faire (très timidement) leurs devoirs...

Je vous laisse avec ma phrase du jour, la citation du député Petit, en vignette dans l’article : 
«On a peut-être une façon différente d'aborder la culture, dit M. Petit. On n'est pas présents, on est plutôt des gens très pragmatiques. On augmente des budgets, mais on n'est pas tellement copain-copain avec les artistes»

mardi 3 février 2009

J'aime tout le monde

J'ai réfléchi et je me suis permis de laisser passer une journée pour exprimer mes sentiments sur l'émission de Tout le monde en parle de dimanche dernier. Je croyais utiliser la technique des journalistes dans l'affaire de Lola et Éric et prendre des pseudonymes pour parler plus généralement de ce qui m'interpelle dans toute l'histoire de Richard Martineau, de Jean-François Mercier et du bye bye, mais je vais assumer ce que j'écris. D'ailleurs, sur le plan personnel, je n'ai pas plus à cacher que sur le plan professionnel et si mon opinion intéresse une poignée de gens sur Facebook, myspace et blogspots, il a aussi attirer l'attention de l'équipe tqs qui a mis un lien sur leur site pour mon billet sur le film Polytechnique. Bien sûr c'est de la belle publicité gratuite pour le film, mais j'ai l'intime conviction que mon opinion intéresse parce qu'il est transparent, honnête et fait avec beaucoup d'engagement. Et vous comprendrez peut-être mes petits scrupules en lisant mon billet d'aujourd'hui.
Ceux qui me connaissent savent que je suis une petite comique à mes heures, j'aime provoquer. Je voudrais que les gens aient une opinion sur tout mais pas nécessairement ce qui est à la mode. Je voudrais qu'ils apprennent à analyser plus loin que ce qui est dit aux nouvelles ou dans les émissions d'informations reliées à l'actualité. Ma façon de le faire est de donner mon opinion de manière tranchée pour que ceux qui ne sont pas d'accord se lèvent et pour que ceux qui sont d'accord y pensent. Je suis une idéaliste! Même que en ce moment, suite à une chute et à cause d'une sensibilité ou comme ils disent une prédisposition, j'ai ce qu'on appelle de l'eau dans le genou. On m'a dit que psychologiquement, c'est parce que je refuserais de plier à quelque chose...il va falloir que j'aie de l'eau dans tout le corps avant que je plie, franchement, j'ai la tête dure.
Je le confesse, j'ai beaucoup jugé sans connaître dans ma vie. Je ne pourrais vous énumérer la liste des artistes, des personnalité publiques, des situations dans mon cercle social que j'ai jugés. Mea coulpa. Par contre, il faut me donner que je suis capable de changer d'idée. Et même, je l'avoue publiquement. Et je passe pour une instable.
Jean-François Mercier, je ne le connaissais pas avant de voir Les Bougons. J'ai aimé ça Les Bougons. J'ai même pleuré en l'écoutant quelques fois. C'était cru, dur, parfois vraiment stupides et pas très drôle, mais d'autres fois, touchant et profond.
Il est de même Jean-François Mercier aussi. Parfois, j'écoute ses monologues, je vais sur Youtube voir ses niaiseries et je le trouve touchant, cru, dur, stupide, mais il me brasse et même si je ne suis pas toujours d'accord avec ce qu'il dit, et encore moins avec la manière dont il le dit parce que je ne suis pas certaine que tout le monde comprend son vrai propos, je ne le condamne pas du tout. Je l'aime.
Toutefois, en voulant s'excuser pour avoir choquer les gens avec leur joke sur Nathalie, il a aussi fait mention du sketche sur Denis Lévesque. M. Richard Martineau, que je ne trouve pas particulièrement intéressant d'habitude, lui a raconté une petite histoire tout-à-fait saisissante sur les circonstances dans lesquelles la famille de M. Lévesque a vu l'émission et comment cela les a blessé profondément. Au lieu d'admettre que les propos étaient déplacés et peu approprié (on ne parlait pas du Doc Mailloux, dont on aurait pu rire des penchants racistes puisqu'il avait mentionné lui-même dans l'année que les noirs avaient une intelligence inférieure au blanc!!!) mais bien d'un journaliste qui avait fait une entrevue jugée mauvaise avec Paul McCartney parce que son anglais était approximatif et qu'il lui avait donné des «bines» sur le bras.
Bon.
Je vois pas vraiment le rapport.
Et puis, au lieu d'admettre que leur blague était ratée, il en a rajouté, en mentionnant dans la plus grande mauvaise foi une entrevue réalisée par le même monsieur dans lequel il aurait demandé à un transboy s'il en aurait voulu une plus grosse lors de son opération le transformant en gars pour de bon. Selon M. Mercier, il lui aurait posé cette question suite à l'explication du jeune homme sur l'endroit où ils prélevaient la peau pour créer un organe sexuel masculin de toutes pièces et cela justifiait le mépris avec lequel ils l'ont imité.
J'ai vu l'émission en question. Le jeune homme a donné une entrevue généreuse dans laquelle il a livré ce qu'il a vécu. Denis Lévesque ne lui a jamais manqué de respect et lorsqu'il lui a demandé s'il en aurait voulu une plus grosse, c'était parce que le jeune homme (Alexis) avait mentionné qu'ils lui avaient fabriqué un organe standard de 6 pouces et que ça rapetissait par la suite à cause de je ne sais quelle réaction après «l'installation». Est-ce que ce n'est pas légitime comme question, est-ce que ça ne montrait pas la fragilité et les difficultés ainsi que les questionnements face auxquels on peut être quand on prend une telle décision, c'est-à-dire: changer de sexe? Expliquez-moi pourquoi il n'aurait pas dû lui demander ça et ce que ça justifie dans le propos qu'ils lui ont mis dans la bouche en l'imitant?
Le public commençait à penser que la décision du gouvernement de payer les opérations de changement de sexe au Québec créerait une augmentation des demandes. M. Léveque a montré, de façon très simple, comment cette opération pouvait être éprouvante et pénible et qu'on ne pouvait pas prendre cette décision à la légère. La proximité et l'intimité qu'il a avec ses invités est réelle et il répond à des questions de personnes qui ne font peut-être pas partie de l'élite intellectuelle, mais qui ont droit à l'information eux aussi et dans une formule qu'ils comprennent et qu'ils aiment écouter. Cela ne rend pas le journaliste qui le fait un crétin. S'il ne se met pas en avantage pour avoir l'air plus intelligent que ses invités, c'est du professionnalisme. Je l'aime et j'écoute son émission. Et l'acteur François Marenda qui l'a imité était bon aussi, s'il avait dit des choses intelligentes, ça aurait été drôle. Je l'aime lui aussi.
En plus, j'ai écouté l'entrevue avec l'ex Beatles et j'ai encore moins compris pourquoi on s'acharnait sur lui finalement. L'entrevue n'était pas particulièrement bon, mais pas non plus si mauvais qu'on en rit pendant des mois. On ne peut pas dire qu'il avait le contact avec McCartney, mais on peut imaginer la situation dans laquelle il devait réaliser l'entrevue et comprendre que ce n'était pas de tout repos. En plus, il devait être heureux de rencontrer une personne qu'il admirait personnellement et je me demande qui parmi ceux qui l'ont critiqué aurait fait mieux.
Moi, j'étais ado quand Véronique Cloutier a commencé à Musique Plus, clamant qu'elle avait un bac en journalisme à l'âge de 19 ans. Ses entrevues n'étaient pas particulièrement intéressantes, au point que je me souviens très bien que moi et mes chums on souhaitait que ce soit Geneviève Borne ou Claude Rajotte qui rencontrent les groupes qu'on aimait. Sinon, on en était quitte pour se taper une entrevue de pas grand chose avec aucune question intelligente. Tout est relatif dans la vie. Véronique avait massacré l'entrevue avec Soul Asylum en 1995. Pour cette raison, je ne l'ai jamais aimé, c'est incroyable!! Mais aujourd'hui, je comprends qu'elle veut la même chose que les autres: se réaliser et être heureuse. Bon, peut-être qu'elle veut aussi beaucoup d'argent. Mais tant qu'elle reste à Paquet voleur, je l'aime elle aussi.
Richard Martineau, je ne l'aimais pas parce qu'il me semblait condescendant et parce qu'il sort avec Sophie Durocher que je n'aime pas parce que quand je l'ai rencontré, elle ne m'avait pas semblé sympathique. Ça n'a pas de fin ma foi!! Je ne lis même pas sa chronique dans le Journal de Mourial à Martineau. Comme le maladroit monsieur du syndicat a mentionné dimanche...mais Martineau a dit deux choses intelligentes pendant l'émission. La première, j'en ai déjà parlé et la deuxième, c'est que taper sur la tête du monde, ça manque de classe. Alors maintenant, je l'aime pour ça.
J'ai toujours été contre le politiquement correct parce que je trouvais ça ridicule qu'on s'empêche de dire un sourd ou un nain. Ça n'a rien de personnel. Mais quand on s'acharne sur quelqu'un, c'est différent. Je considère qu'on doit parler de ce que l'on croit, en restant ouvert aux critiques soi-même. Et cela implique de parfois heurter des gens, mais tant qu'on ne les attaque pas, on n'y peut rien. Sauf que rire d'une personne en utilisant ses défauts ou ses handicaps pour la ridiculiser, rire d'une personne pour se donner du capital de popularité soi-même ou rire d'une personne pour rien, sans la connaître, c'est minable.
Entendons-nous bien, je l'ai déjà fait. Il n'y a pas si longtemps. Et mes amis vont rire, mais je l'admets, j'ai eu toute une leçon de vie dernièrement exactement sur ce sujet. Et j'ai réfléchi, je me suis donné une journée pour réagir aux propos que j'ai entendu dans Tout le monde en parle dimanche. J'admets que je n'ai pas la langue dans ma poche et peut-être toi, le lecteur, tu n'aimeras pas mon billet. Mais ça ne te justifieras pas de me traiter de conne.
Il n'est pas nécessaire d'être connu pour comprendre le mal que ça peut faire. Il y a des gens qui ne m'aiment pas au bureau où je travaille et ces gens-là ont dit des choses à mon sujet. C'est devenu une blague. Je ne peux pas dire que je les aime particulièrement moi non plus, mais ce n'est pas très agréable de savoir que l'on se moque de vous, avec des histoires inventées, grossies et complètement ridicules, juste parce que les gens ne vous connaissent pas vraiment et que vous ne leur êtes pas sympathique pour des raisons x y z.
J'aime tout le monde, ça n'a rien de personnel. Je ne veux plus descendre personne non plus, pas personnellement. C'est gratuit, inadéquat et minable. Apprenons donc à nous exprimer dans la joie et l'amour, dans le respect des autres et en parlant de ce que l'on connaît, en apprenant à reconnaître nos erreurs de jugement et en grandissant dans la bonne foi, en n'écartant pas du revers de la main des personnes qui pourraient nous apporter beaucoup malgré leur image ou leur statut social. En parlant au je comme disent les psy, comme des personnes bien dans leur peau, équilibrée et sincère, mais pas comme des êtres qui se croient supérieurs aux autres et qui blessent sans considération, parce qu'eux sont au goût du jour.